Roman Atome décroché … Episode 7 EVASION .

 Roman Atome décroché … Episode 7 EVASION .
Fin de l’épisode 6 Après son départ, tout rentra dans l’ordre et je retrouvais son frère C.D qui était plongé dans ses illusions.
1983 l’année de tout ou rien.
Il faut viser les étoiles pour atteindre la lune !
Donc j’avais la cible dans les bulles , être à la Une !
 Episode 7 EVASION
Ma vie d’homme d’affaire remplie de péripéties, rien ne s’enlise
Des données brutes, en lettres et en chiffres, élaborées sans analyse
Ma vie de K DE NUIT se suit : ce n’est pas pour pleurer sur le passé,
Il est parti mais les souvenirs sont restés
Et je les partage avec vous non pour stresser
Sur un futur qui arrivera toujours en son temps
Mais en prendre soin pour vivre le moment présent

Affaires en recrudescence
Chute en décadence
Amour et gloire sous silence
Beauté en transparence .

J’ai fleuri ma vie de petits pas
Si c’est ma destinée de vivre à grands pas
Surtout, je continuerai à suivre le hasard
Il n’y aura pas d’excuses pour ma part

Je ne serai jamais manipulé
Je serai toujours utile à la société
Toujours motivé jamais utilisé
Mon MOI sera estimé
Le vecteur me conduit toujours pour le respect
Envers les autres … Exceller sans concurrencer.
Le train sifflera trois fois dans ma vie parsemée d’étoiles et Sherley toujours vivace , je ne faisais que frôler ses staffes et ses paillettes mais très pertinente elle était toujours présente pour donner ses avis en femme d’affaire .
Un soir, C.D m’annonça qu’ils envisageaient de donner la discothèque en location au CASINO et en ce temps là, La Direction du CASINO ne souhaitait avoir comme employés que leur clan de Corses. Mon intuition me disait que nous allions connaître en remerciement de nos bons et loyaux services notre licenciement. Dans les mois qui ont suivi,  cette décision se concrétisa et le gérant missionné par le Casino fut un Corse ; un ex cadre du cercle de jeux de Monsieur R. Il prit les commandes et m’annonça que j’allais être ramené comme simple barman et qu’un de leurs employés, un autre Corse, allait prendre le poste de Chef de bar. Pour moi c’était une porte ouverte que j’étais libre de prendre ou pas et je la pris. Mais comme Alix avait lui aussi souhaité quitter les lieux avec moi, Le directeur du Casino, Mr G me demanda de réfléchir et d’accepter d’être le second, et je refusais bien évidemment en fermant la porte de son bureau. A contre cœur, nous laissions le Wagon derrière nous pour un voyage sabbatique à Paris afin de nous ressourcer. Un mois dans la capitale, nous avions plongé dans Paris by Night et, comme j’avais trouvé un poste de barman sur les champs, nous étions revenus sur l’île, afin de tout vendre pour une nouvelle vie à Paris. Mais notre destinée avait décidé autrement
1983-1984 l’année de notre étoile, L’Evasion allait naître …
Après un mois sabbatique bien mérité à Paris, nous étions de retour sur l’île Alix et moi et notre projet était de tout vendre pour déménager dans la capitale. Un soir, lors d’une partie de crêpes chez son amie Sherley le destin nous ouvrit la porte de la 1ère EVASION , celle de B hôtel . Sherley m’avait demandé pourquoi nous n’avions pas créé notre propre discothèque et je lui répondis que pour moi c’était impossible vu qu’à cette époque là, il fallait au bas mot pas moins d’un million de Francs Français.
Sherley m’avait demandé de quand même prendre contact avec la gérante de l’hôtel. C’est ce que j’avais fait et, après une semaine de négociation, j’avais reçu les clefs, mais dès que je pus constater l’état du nightclub club de l’hôtel, je compris tout de suite que sans travaux c’était un suicide. Mais comment faire ? Avec 1 FRANC EN POCHE, je n’avais aucune manœuvre ! Il fallait donc que je trouve un financement. Toutes les banques contactées m’avaient refusé ne serait-ce qu’un découvert. J’étais effondré, nous avions l’affaire de notre vie en mains mais nous étions coincés. Puis mon étoile commença à me sourire car un ami maintenant décédé, pressentant que j’avais un souci, me demanda ce qui n’allait pas. Après lui avoir expliqué ma situation, il me proposa de me faire un prêt de 100.000,00 FF que je m’étais engagé de solder en une année. Je lui dis que s’était un engagement à risque, mais il ne voulut pas faire marche arrière. Financement en main, j’avais fait appel à un décorateur, qui évalua les travaux à 400.000,00FF, j’étais de nouveau coincé.
La situation me demandant d’être seul pour pouvoir réfléchir à une stratégie, je demandai donc à Alix de reprendre l’avion pour Paris afin qu’il puisse faire son stock de disques et me laisser seul pour m’inspirer. Seul face à moi même, vu le montant dépassant 4 fois ma trésorerie, j’avais décidé de publier une annonce pour rechercher des artisans et prendre en main moi même la décoration. Une nouvelle fois, mon étoile veillait. Un artisan qui était lui aussi à ses débuts en ce temps là et qui aujourd’hui, par la force de son travail est en bonne position en location de salles de réception à Saint Denis, m’offrit 6 mois de crédit pour une valeur de 30.000,00FF. J’avais négocié d’autres crédits fournisseurs et les travaux avaient commencé. Les travaux avaient duré 3 mois. Avant le chantier, j’avais cru que l’hôtel avait sa propre licence de débit de boisson et je ne m’étais donc pas penché sur ce problème mais lorsque j’appris que la licence était à l’hôtel et qu’il n’était pas possible que j’exploite la discothèque en combinaison, je m’étais de nouveau retrouvé face à un problème qui valait en ce temps là entre 40.000,00 ET 60.000 FF. Mais, il ne me restait plus grand chose en trésorerie ! Comment faire ? Ma bonne étoile qui me suivait toujours m’avait de nouveau ouvert le chemin, un ami comptable m’avait dirigé vers un couple de vieux boutiquiers qui cessait leur exploitation. Après négociation et, étant donné qu’ils avaient un fils de mon âge qui les désolait de ne vouloir reprendre la succession, leurs cœurs de parents me favorisèrent, alors que nous étions 3 acheteurs en liste et que les autres payait comptant. Je pus acheter la licence pour 40.000FF paiement par six échéances. J’étais conscient que je jouais à la roulette Russe, mais mon instinct de battant me boostait et, vu mon avancée, je ne pouvais plus faire marche arrière…
Maintenant que j’avais acheté la licence, je n’avais plus rien en trésorerie et je n’avais pas encore acheté le matériel de service et les produits de consommations. Mais je n’avais plus aucun budget publicitaire. Un ami (encore un !) de Paris qui était de passage à La Réunion, qui avait constaté que le chantier était clôturé et que la boîte était devenue exploitable, me demanda la cause de mon freinage. Après explication, il décida de me faire un prêt de 30.000,00 FF que je m’étais engagé de rembourser sur 6 mois.
Nous étions prêts pour relever le défi de notre Evasion, j’envoyais les cartons d’invitations pour le cocktail d’ouverture. Le commandant des pompiers en ce temps là m’avait téléphoné pour me remercier de l’inviter, mais aussi pour me rappeler que je ne pouvais pas ouvrir sans que la commission de sécurité n’ai contrôlé les lieux. Aïe ! Encore un problème ! Mais je fais partie de ceux qui pensent que tout problème a une solution. Je lui proposai donc de le rencontrer et, après m’avoir entendu, il décida de m’accorder un délai et une dérogation pour pouvoir ouvrir, Ouf ! DIEU merci, j’avais rencontré un humain .
Entre temps, Alain était revenu de métropole avec 3 valises de disques et, n’ayant pas souhaité l’entraîner sur le plan juridique dans ma prise de risque, nous avions décidé d’un accord disant qu’il resterait un associé de fait et qu’il s’occupera de la Direction Artistique. Vu que l’entreprise était inscrite au RC en mon nom, c’était donc à moi d’être gestionnaire du portefeuille et de gérer le club. Mon mot d’ordre pour tous ceux qui avaient été embauchés , c’était  l’Accueil . Un client qui paie est le roi, mais il n’a pas tout les droits.
Le soir du jour J, 2 journalistes dont l’un travaillait comme animateur de Radio sur notre chaîne publique et l’autre comme rédacteur en chef d’un magazine n’avaient pas accepté de se conformer au règlement vestimentaire, avaient claqué la porte avec pour promesse qu’ils allaient me faire une sale pub et c’était ce qu’ils avaient fait.
Pendant les 15 premiers jours ne venaient nous voir qu’une centaine de nos connaissances les plus proches, mais cela ne suffisait pas pour amortir les frais et notre banque avait commencé à tirer sur la sonnette d’alarme pour les chèques sans provisions. La situation commençait sérieusement à m’ inquiéter. Il me fallait trouver une stratégie pour ne pas déposer le bilan. J’avais proposé à Sherley d’organiser un défilé de mode pour attirer fortement des spectateurs. J’avais fait imprimer 5000 cartes d’invitations afin de ratisser large et j’avais les yeux plus gros que le ventre car le club elle, n’avait une capacité d’accueil que pour 200 personnes au maximum. Mais mon expérience m’avait appris que tous les invités ne seraient pas présents. Il fallut donc faire encore plus  et pendant 2 semaines, je fis la tournée de toutes les structures de nuit (bar, café, pub, discothèque etc.), mon objectif étant de retrouver tous ceux qui avaient fréquenté le Wagon pour les inviter à cette soirée qui était ma dernière cartouche. Ce fut une réussite totale, il y eu une queue monstre à l’extérieur et, à l’intérieur, c’était plein à craquer.
La soirée avait été une réussite totale.

Défilé de Sherley.
Nous ne nous sommes rien refusés. Elle m’avait demandé de décorer d’or
Être efficace pour des évasions imprévues dans un beau décor
Dans mes souvenirs, elle a dû ravager son magasin et impressionner les filles
Un travail d’orfèvre où chaque détail avantage son audace dans un immense défi
Toutes les mannequins félines et libérées
Très somptueux en noir et blanc ce défilé
Une évasion aux lumières chatoyantes et provocantes
Les nombreux miroirs présentait une transparence incandescente

Au nombre des bouteilles qui appartenaient aux clients et qui se trouvaient sur notre présentoir, j’avais conclu que c’était parti pour la grande aventure. Mon banquier avait retrouvé son sourire et m’avait même accordé un découvert de plus de 100.000,00FF. Ah ! Les banques, c’est quand il fait beau qu’ils t’ouvrent leur parapluie et à la moindre alerte il le referme aussitôt. Les premiers mois se passa en vitesse de croisière, nous avions pris le large et l’Evasion profita du vent qui était en sa faveur pour voguer toutes voiles dehors.
La réussite à son prix .

( à suivre ) LUCYE RAYE 18 février 2019

Ce roman , tous les faits, tous les sentiments, les personnages, dialogues, lieux, prénoms ( modifiés ) avec un style où j’essaie de tout mon cœur d’encre d’ancrer un métissage de l’exactitude rigoureuse de la vie d’un homme agrémentée du parfum exotique de poésies et des recherches sur internet . Les événements bien réels mais la réalité brassée avec mon imagination pour que qu’il n’ y ait plus de ressemblance avec des personnes vivantes ou mortes ,ce serait alors une pure coïncidence.

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A propos LUCYE RAYE 59 Articles
Biographie LUCYE RAYE Marie Lucie Mayot Crescence( Poétesse) : J'écris depuis mon enfance sous le pseudonyme de Lucye Raye née le 4 avril 1954 à Cilaos Île de LA REUNION (974) 10 recueils en autoédition Blurb (vente en ligne numéro ISBN ) dépôt à la BNF 3ème de classement de la ligue des poètes 2017 2ème de classement des poètes de la ligue des poètes 2016 Correspondance de poésie en liberté océan indien (concours de poésie pour les jeunes) depuis 2015 ! Mon site depuis février 2015 https://www.lucyeraye.fr Participation pour le livre " Réunion vue de l'espace " en 2014 Photos de l'astronaute Pavel Vinogradov 1er prix de poésie CRDP Polynésie en 2009 Retraitée de l'Education nationale Chevalière des palmes académiques Poétiquement vôtre !

3 Commentaires

  1. UN ROMAN Atome décroché … Une promesse que j’aie faite à Kamil d’être son prête plume et je tiens ma parole , une vie d’homme d’affaires remplie de péripéties Des données brutes, en lettres et en chiffres, élaborées sans analyse que dans la mesure du possible j’agrémente en métissage poétique ( en publication par épisode ) . Soyez toujours au rendez-vous .

    MERCI DE VOTRE PRESENCE et de vos messages sur ce lien (de mon site .) ICI

    https://www.lucyeraye.fr/2019/02/07/roman-2%C3%A8me-grand-roman-atome-d%C3%A9croch%C3%A9/

  2. DE Nom: Thierry Malet

    Message: Tes personnages caracolent, s’affolent puis se racolent (Rocambolesque histoire où tout est ancré dans une sorte de frénésie! )

    Le fric a souvent été le nerf de la guerre et sans lui nous ne sommes rien!

    Ici c’est l’amour qui prime et les différences sont comme des aimants !

    Du moins ce n’est pas l’idée que tu veux faire ressortir de cet épisode.

    La vie est faite de difficultés, de passages fastidieux mais qui ne sont pas insurmontables !

    Il ne faut pas oublier que la vie de nuit n’est pas faite pour l’humain et il se doit de combattre ce côté sombre de sa vie qu’il change aisément en fiction : on appelle cela le Rêve

    Nom: Béatrice Montagnac

    Message: Bonsoir ma douce Lucye

    Et bien de rebondissements en rebondissements il est arrivé à ces fins mais à quel prix et beaucoup d’emprunts

    Le rêve et la ville lumière aussi la nostalgie de son île

    Et oui les projets ainsi coûtent chez un choix un rêve un destin

    Douce soirée bises !

  3. Nom: Malena manuel
    Message: Wouah !!! toujours excellent .. l’écriture est d’une grande rigueur.. toujours plain-pied dedans un bon trait de personnalité que possède cet homme …le courage…une vie pas facile un homme qui n’a pas hésité à foncer .. j’aime bien il ne peut qu’être fière de toi mon amie en tant que prête plume tu as du courage du cran et tu es à la hauteur .. encore un gros bravo ..je te souhaite une belle journée 😉💞

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