Roman Atome décroché Episode 6 Le train sifflera 3 fois (1) WAGON SUR LES RAILS

Roman Atome décroché … Episode 6 Le train sifflera 3 fois (1) WAGON SUR LES RAILS .
FIN De l’épisode 5 : Toujours un travail à terminer , du temps à donner , un client à gérer avec une dette à payer … Je me suis acharné pour me faire une place dans les nuits de passion . Mon tempérament de charbon brûlant ne décroche jamais. Le Wagon sur les rails , derrière mon comptoir, le sifflement du train s’accroche à l’atome .
Episode 6 Le train sifflera 3 fois (1) WAGON SUR LES RAILS 
La fête fait partie intégrante de la vie réunionnaise. En week-end, les soirées s’animent autour des bars. Tout le monde s’échauffe et se prépare à continuer la nuit en boîte.
Généralement ,les boites de nuits offrent l’entrée aux demoiselles, pendant les premières heures de la nuit. Une tactique appréciée tant par les petites privilégiées que par les gentils hommes qui répondent à l’appel (payant évidemment). L’ambiance souvent très chaude, reste bonne enfant.

Le train sifflera trois fois se déroule approximativement en temps réel . L’action de mon film ( Kamil , alias K pour ma vie nocturne ) débute en effet :
En décembre 1979, Alix et moi prenions nos postes au Wagon , mais mon service en extra connue une vie courte, car le 1 janvier de l’année 1980, suite à un incident avec les anciens employés, Akim me proposa de devenir chef de bar, ce fût pour moi une grande joie, mais aussi une grande peur. Des boissons alcoolisées, je ne connaissais que le mazout (whisky coca) mais l’offre était ma chance et j’avais donc décidé de ne pas la rater. Malgré l’absence d’une formation hôtelière sur mon CV, je me précipitais dans une librairie et dévorais tous les livres sur les boissons alcoolisées, les cocktails et le métier de barman afin d’être opérationnel. Le jour J, je n’ai eu aucune difficulté pour m’adapter à la situation sur le terrain. Ainsi commença ma vie de nuit…

Ne pas décrocher l’atome , les mots crus en bifurcation mathématique
Chiffre d’affaires , il fallait l’atteindre avec un calcul logique
Le wagon sifflera 3 fois ,ne pas perdre de vue mon ambition ,
Le plateau en équilibre se remplit d’illusions …

Oh ! Mon île d’adoption , tu m’a ouvert tes bras
Je ne les ai jamais baissés , je me suis incrusté en toi !
Le hasard m’a conduit sur un chemin de travail de nuit
J’ai donc pris ce destin en main comme un véritable défi .

Mes défis de nuit
Pour cette femme je languis
Mes yeux s’attardent sur un rideau qui s’ouvre
La princesse apparaît aux bras d’autres louves
ELLE … La fée de la soirée , fée la belle, la vie d’une femme d’un vrai conte de fée .
Trop occupée ,trop pressée
Pour un regard vers l’ homme aux alouettes
Mon miroir se chavire sans silhouette …
Ma discrétion totale
Mon cœur en vide abyssal.
Mon corps suit un rythme infernal.

Ma vie s’apparente à la vie d’un rat … RAvive la flamme , RAmène les sous , RAmasse , RAbat , RAjoute…      RAssemble, , RAtisse, RAvise, RAvitaille…
Les chiffres se mêlent aux lettres pour un défi , un homme à tout faire
Un barman machiniste jusqu’à la lumière .
Un mois est passé et M D .C de retour de ses vacances, décida de me garder pour une période d’essai. Mes débuts de noctambule étaient difficiles et je m’adaptais très mal au changement. Vivre la nuit et dormir le jour me semblait être une vie de dingue et je pensais que seulement les animaux nocturnes pouvaient le faire. La période d’ essai était terminée et M DC la transforma en une durée indéterminée et j’acceptais la proposition qu’à une seule condition, celle de pouvoir évoluer. M me promit un poste de gérant pour un futur projet de discothèque dans l’ouest , je crus en ses promesses et je signais mon contrat. Mais les paroles s’envolent et les écrits restent, j’aurais donc dû lui demander une promesse écrite puisque cette promesse ne fut jamais respectée et, rien que la première année, j’ai démissionné de mon poste à trois reprises, toutes ont fini à la poubelle. Normal je faisais un travail de 10 personnes, que demander de plus pour un patron ? J’étais chef de bar, bricoleur, plombier par occasion, livreur, magasinier, décorateur pour les soirées à thèmes, organisateur des animations, contrôleur de la billetterie, responsable de l’ouverture et j’en passe, bref j’étais pour les D.C le petit bœuf idéal à exploiter, mais c’était mal me connaître.
Le temps des vaches maigres allégé, les amitiés commençaient à se faire nombreuses et, malgré mes soupçons sur la fiabilité de la parole donnée par M.C, je décidais de continuer à travailler pleinement, en veillant à ne laisser aucune faille qui pourrait permettre à M.C de me faire des reproches, et que la valeur de mes services ne soit à jamais un bouclier pour un éventuel coup bas des frères D.C, et surtout de la compagne de M.C ; une femme d’affaire qui portait le pantalon et qui ne m’inspirait aucune confiance. Un incident, provoqué par ma possessivité et mes erreurs de jeunesse envers mes histoires de cœur, me mit de nouveau sur la paille, je dus faire face à un licenciement pour faute grave et me retrouvais de nouveau au chômage. En quittant le bureau de M.C, j’eus la prétention et l’audace de lui dire que je partais pour revenir et qu’il verrait que mes remplaçants défileront derrière son bar. Servir entre 500 et 1000 personnes le week-end c’était l’enfer ! La seule solution était l’organisation ; le poste aurait dû être pourvu de deux barmans et, pour M.C c’était hors de question ! J’étais persuadé que ceux qui viendraient après moi craqueraient et ils craquèrent. Entre temps, M.C quitta la Réunion pour s’occuper de leur discothèque en Métropole, et c’est son frère C.D qui me proposa de reprendre mon poste comme Chef de bar et Adjoint de leur Gérant qui était parfait pour être restaurateur, mais qui était une catastrophe pour gérer une discothèque. C’était une faille qui allait me servir d’opportunité. Après une année de service, il fut remercié par C.D qui envisagea de lancer un appel d’offre pour le remplacer et je fis remarquer qu’il était temps qu’ils tiennent leur promesse et que, si la discothèque de l’ouest n’était encore qu’un projet, c’ était pour moi l’occasion de leur prouver que je serais à la hauteur de leurs attentes et, que si je remplaçais le gérant, je doublerais le chiffre d’Affaire du Wagon en contrepartie d’un S.M.I.G. plus d’un pourcentage au dessus du point mort du Chiffre d’Affaires mensuel. Et le défi fût relevé.
Cette première année noire de ma vie de nuit me permis de commencer à comprendre la souffrance du manque et que pour pouvoir manger, je devais économiser le moindre centime. Le côté positif de cette expérience, c’est qu’il m’avait fait découvrir le visage des amitiés fausses. Mais comme je ne pouvais pas gagner mon défi sans eux, je jouai la carte de l’indifférence et du relationnel…
L’année 1982 fut pour moi riche en enseignement ; M .C étant en métropole, c’est C.D qui dirigeait le Wagon et il me laissa carte blanche. Je l’avais reçue pour le seconder mais c’était plutôt gérer car il se pointait après 1 heure du matin et repartait toujours 2 heures avant la fermeture après avoir comptabilisé la caisse. Les deux premiers mois de cette nouvelle expérience étaient pour moi l’occasion de constater les faiblesses de notre structure. Je dis bien notre structure car pour moi l’entreprise où j’évoluais , était aussi la mienne puisque c’est elle qui m’assurait un salaire pour vivre, c’est ma philosophie. A première vue, la discothèque avait ses piliers et cette clientèle était surtout des fidèles qui venaient pour la plupart en semaine, ne serait ce que pour boire un verre et pour certains rendre visite à Alix ce qui avait fait que nous étions les seuls à travailler du lundi au samedi soir. Les deux discothèques ayant su faire vibrer Saint Denis et que nous avions tenus, Alix et moi furent la seconde maison pour beaucoup de fidèles et nous étions toujours heureux de les retrouver et de les recevoir. La Réunion étant petite pour avoir une chance de ne pas être  hors circuit dans le monde nocturne, il faut toujours évoluer dans le décor . En ce sens, j’exposais à C.D la situation et il promit que nous évoluerions. C’était le temps  du miroir des alouettes , chaque nuit il prenait des mesures et nous discutons du projet, mais rien n’avançait concrètement et nos salaires prenaient des retards et il m’arrivait de ne pas être payé pendant plus de 2 mois. Une erreur de jeunesse qui m’appris qu’un patron ne pense qu’à sa panse. Un soir D.C arriva à la discothèque et je vis une masse de clients se dirigeant vers la sortie. Étonné, je lui demandai ce qui se passait et il me répondit qu’il n’y avait rien de grave, que tout le monde était en admiration devant une voiture de luxe de marque importée. Se fut la goutte qui fit déborder le vase. C’était plus fort que ma raison. Il fallait que je dise à C.D ses quatre vérités. La première était de lui demander s’il n’éprouvait aucune honte d’oser se pavaner dans cette luxueuse berline, alors que je n’étais pas payé depuis plus deux mois. Pendant plus d’une heure, je lui lessivais le cerveau. Il était sous le choc et je lui demandais de me licencier immédiatement s’il n’était pas content d’entendre ses vérités. Il ne prit aucune décision et il fit la sourde oreille. Je continuai donc tant bien que mal à animer et gérer. C’était pour moi l’expérience du système D : maintenir Le Wagon sur ses rails par mes propres moyens et mes relations. Certains clients qui étaient des très bon bricoleurs nous fûmes d’une grande aide. C.D ne voulait aucunement entendre parler de budget pour l’entretien et l’animation. J’étais devenu le seul machiniste et Alix mettait le charbon. La musique étant le sang d’une Discothèque et le DJ le moteur, Alix faisant de son métier qui était avant tout une passion et il accepta de m’aider dans ce grand chantier. Cela contribua à renforcer notre amitié. le Wagon avait continué son voyage et, même s’il était usé, nous avions su conserver sa cadence.
En décembre de l’année 1982, M.C était de retour pour quelques jours et il reprit son poste de dirigeant. Mon nouveau contrat lui donnait des maux de ventre. Mon salaire avait doublé et un soir, il m’avait avoué qu’il n’était pas en accord avec son frère sur ce nouveau contrat. C’est à quoi je lui avais répondu que s’il n’était pas content on avait qu’à le rompre et je l’avais déchiré devant lui. Afin de me calmer, il avait osé me proposer une augmentation de 100 Francs. C’était pour moi une insulte, j’avais détaché mon nœud papillon et je le lui avais jeté au visage, ainsi que les clefs et je lui avais demandé de me régler immédiatement. Désemparé, il m’avait pris par les sentiments en me disant que je m’emportais trop vite et qu’il me considérait comme un fils. Ma réponse avait été cinglante, et je lui avais répondu qu’il nous prenait tous pour des imbéciles, mais qu’un jour, il me lécherai les bottes. Une parole prémonitoire qu’il ignorait et que j’ignorais moi même qui allait se concrétiser. Après son départ, tout rentra dans l’ordre et je retrouvais son frère C.D qui était plongé dans ses illusions.
1983 l’année de tout ou rien.
Il faut viser les étoiles pour atteindre la lune !
Donc j’avais la cible dans les bulles , être à la Une !

(à suivre ) LUCYE RAYE   16 février 2019

Ce roman , tous les faits, tous les sentiments, les personnages , dialogues, lieux, prénoms ( modifiés ) avec un style où j’essaie de tout mon cœur d’encre d’ancrer un métissage de l’exactitude rigoureuse de la vie d’un homme agrémentée du parfum exotique de poésies et des recherches sur internet . Les événements bien réels mais la réalité brassée avec mon imagination pour qu’il n’ y ait plus de ressemblance avec des personnes vivantes ou mortes ,ce serait alors une pure coïncidence.

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A propos LUCYE RAYE 63 Articles
Biographie LUCYE RAYE Marie Lucie Mayot Crescence( Poétesse) : J'écris depuis mon enfance sous le pseudonyme de Lucye Raye née le 4 avril 1954 à Cilaos Île de LA REUNION (974) 10 recueils en autoédition Blurb (vente en ligne numéro ISBN ) dépôt à la BNF 3ème de classement de la ligue des poètes 2017 2ème de classement des poètes de la ligue des poètes 2016 Correspondance de poésie en liberté océan indien (concours de poésie pour les jeunes) depuis 2015 ! Mon site depuis février 2015 https://www.lucyeraye.fr Participation pour le livre " Réunion vue de l'espace " en 2014 Photos de l'astronaute Pavel Vinogradov 1er prix de poésie CRDP Polynésie en 2009 Retraitée de l'Education nationale Chevalière des palmes académiques Poétiquement vôtre !

3 Commentaires

  1. Bonne soirée et bon weekend … Le rideau s’ouvre sur le film … Le train sifflera trois fois se déroule approximativement en temps réel . L’action du film de Kamil débute en effet : Restez bien assis naviguez SANS VOUS PRESSER même si c’est long , prenez votre temps puis laissez-moi un commentaire ou un message sur le lien de mon site ici

    https://www.lucyeraye.fr/2019/02/07/roman-2%C3%A8me-grand-roman-atome-d%C3%A9croch%C3%A9/

  2. DE Nom: Béatrice Montagnac

    Message: Bonsoir j’ai lu le 5 et le 6 fort bien écrit cela nous tiens en halène
    j’aime ce garçon qui ne se laisse pas abattre face à un patron sans scrupules
    Merci Lucye de l’imagination du romantisme de la sensualité et le rébellion contre l’injustice au sain d’une entreprise et puis ce voyage dans un beau paysage de cette belle île
    Bonne et douce soirée belle nuit doux rêve je t’embrasse

  3. De Message: Très long mais ça en vaut la peine…
    Ot trop bon Lulu..
    Une vraie vie de nuit qu’à eu Kamil un homme de caractère tu sais ce que je pense?..si ton roman avait été édité et publié bien que je connais pas la suite je pense que ça aurait été un best-seller si j’étais un éditeur j’aurais sauté dessus ..qui sait ..tu risques d’avoir une surprise en tout cas .. c’est magnifique tu maîtrises si bien ses écrits… encore bravo..bon dimanche a toi😘

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