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Night Club/La blague du siècle

people dancing inside dim room
Photo by Jerome Govender on Pexels.com

En discothèques les fêtes de fin d’année en mode Covid

Les boîtes de nuit peuvent rouvrir, mais il est interdit de danser! Le ministère de l’Intérieur et des Municipalités, suivant les conseils du comité scientifique, a annoncé dimanche dans une circulaire que les boîtes de nuit peuvent ouvrir à nouveau jusqu’à 23h et à 50% de leur capacité, mais qu’il sera interdit d ‘y danser. «C’est la blague du siècle».

Les boîtes de nuit peuvent rouvrir, mais il est interdit de danser!

Alors que les spécialistes craignent une flambée des cas de coronavirus à l’occasion des fêtes de fin d’année, la décision du ministère de l’Intérieur vise à limiter le contact entre les personnes, tout en permettant aux boîtes de nuit de respirer après une année particulièrement morose et coûteuse. «Les clubs vont ressembler à des restaurants avec une musique plus forte», estime Michel Eleftériades, le propriétaire du MusicHall. «Les gens pourront toujours se déhancher sur place, mais pas sur les pistes. Cela permet de ne pas danser collé-serré et de voir les contacts », poursuit-il. Même si des consignes seront données au personnel chargé de la sécurité, Michel Eleftériades se doute bien que les débordements ne peuvent pas être évités: «Certains vont vouloir jouer au malin. »

Crise économique, les clubs ont été gravement touchés par la pandémie

Les clubs ont été gravement pénalisés par la crise économique et la pandémie. «C’est une manière indirecte de nous dire de ne pas ouvrir», analyser, pour sa part, Ronald Hajjar, DJ et responsable artistique du Ballroom Blitz, un club détruit après l’explosion du août. «Je trouve ça drôle comme décision, la culture de la nuit est oubliée. Quel club va pouvoir ouvrir jusqu’à 23h30, avec une capacité d’accueil restreinte et une interdiction de danser? Il aurait été plus sage de rester fermé. Cette autorisation de réouverture complique en fait la prise de décision pour les gérants », lance-t-il. Dans ce contexte, le professeur Salim Adib appelle à la prudence: «On est toujours en situation de pandémie, on ne peut pas retourner à la vie normale. Cette année est fichue et bousillée, mais voit la sortie du tunnel. »

En attendant….

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