Barmans nous allons crever!

Clément Elie, barman : « Si les aides ne viennent pas, nous allons crever« 

Clément Elie, est français. Il habite et travaille au Luxembourg depuis ans. Il est l’organisateur de la manifestation de ce samedi 23 janvier pour l’obtention des aides de l’Etat et pour la réouverture des cafés. Il est en colère et tient à le faire savoir.« Cela fait maintenant 9 mois que les cafés survivent. On ouvre, on ferme. Les salariés sont en chômage partiel, puis retravaillent puis retournent au chômage. On bosse quelques heures par ci par là. Faute de travail, on s’improvise livreur, cuisinier. Il y en ras le bol » assène Clément Elie, 31 ans, originaire de Tours. Depuis la crise sanitaire, il ne vit plus.

Sa profession, c’est une passion

Ce jeune homme, père d’un enfant, est barman dans un café dans la commune de Diekirch. Il fait partie de l’association des barmans au Luxembourg. Il enseigne aussi son métier dans des classes spécialisées.

Où sont les soutiens du Gouvernement?

En colère, il l’est. Encore plus devant la lenteur de l’administration luxembourgeoise qui, selon lui, peine à aider financièrement les établissements : « On remplit les dossiers mais il manque toujours un papier. Du coup, c’est un va-et-vient administratif incessant. En attendant, rien ne tombe dans les caisses du bar. Expliquez-moi comment on peut vivre sans argent, sans client, sans activité. Est-ce que le gouvernement en a conscience ? »

Les grandes surfaces ouvertes mais pas les cafés !

Face à cette indignation partagée par beaucoup de petites entreprises au Luxembourg, Clément Elie est à l’origine de la manifestation qui aura lieu samedi janvier dont le départ est prévu à h devant l’hôtel de ville du Luxembourg. « On ferme les cafés parce que le gouvernement a peur des  contaminations du virus de la Covid-19 dans les lieux publics mais dans le même temps tous les commerces et les centres commerciaux sont ouverts et blindés de monde. Les activités sportives et culturelles ont repris. Il faut qu’on arrête de se moquer de nous » lance-t-il.« Ce virus et le gouvernement vont faire crever les cafetiers » menace-t-il. La seule solution, pour faire comprendre le drame qui se joue dans les murs d’un café, est de descendre dans la rue. Pour se faire entendre, il a prévu une marche de 3 heures et compte réunir près de 500 personnes. Dans les rangs des manifestants, des salariés comme lui de la restauration, se joindront à son appel, ainsi que des clients, des fournisseurs qui seront là aussi pour faire entendre leur voix.

Le café est un lieu d’échanges

Pour lui, Les clients sont des amis. Vivre sans lien social, ce n’est pas possible .